Chapelle de Tronoën

(selon fascicule disponible dans la chapelle)

Dsc00700_jpgLe nom de ‘Tronoën » vient du breton et voudrait dire ‘Tro-an-aon’, c’est-à-dire trêve (sous-paroisse), ou lieu placé au bord d’une rivière. Village gaulois d’abord, Tronoën fut ensuite une place forte gallo-romaine destinée à défendre l’arrière-pays contre toute invasion venant de la mer. Le culte païen qui y était célébré disparut avec l’arrivée des Bretons de Grande-Bretagne à partir du 6ème siècle.

Aux 14ème et 15èmes siècles, arrivèrent en ce lieu des moines-soldats, les ‘Hospitaliers de Saint-Jean’, chassés de la Palestine. Ils eurent pour mission de défendre la côte entre Penmarc’h et la Pointe du Raz. Ils sont à l’origine de la construction du calvaire, de la chapelle et, sans doute aussi, de l’ancienne église du Bourg placée sous le patronage de Saint Jean-Baptiste.

La chapelle :

On ne connait pas la date exacte de sa construction. Ce serait entre 1460 et 1490. L’intérieur comporte une vaste nef réservée aux moines et un bas-côté pour les fidèles. Il y a lieu de remarquer la voûte gothique en pierre et, de chaque côté du maître-autel, les piscines finement ciselées de ‘style flamboyant’. L’autel principal, de grande dimension, est d’une seule pierre (5.35m*1.10m).

Les vitraux, tout récents, ont voulu rappeler que la chapelle est dédiée à Notre Dame de la Pitié et que la mer et les dunes de sable sont tout proches.

Sont à admirer encore :

– au dessus et à gauche du maître-autel, une statue de la vierge

– sur un petit autel, côté nord, deux anges adorateurs en bois, du 18ème siècle

– une Piéta, adossée à un pilier

Le calvaire :

C’est le plus ancien des grands calvaires de Bretagne. Il a été construit entre 1450 et 1470, ce qui ressort des costumes des Rois-Mages et des chaussures à la poulaine de certains personnages.

Il se compose d’un soubassement de 1.50m sur 1.10m. Sur une doiuble frise, sont sculptées différentes scènes de la vie du Christ en granit grossier sauf les scènes de la Visitation, de la Nativité et des Rois-Mages qui sont en granit de Kersanton.

A noter certaines particularités :

– double scène pour le baptême du Christ

– le Christ debout dans la scène de la Nativité

– les deux larrons avec leur croix

– deux anges recuillant le sang du Christ en croix

A l’inverse des autres calvaires, il manque la Mise au Tombeau.

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Patrimoine

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